Publié le 9 Octobre 2017

Nous vous invitons le samedi 21 octobre à 20h30 au cinéma Le Kerlouet  à La-Roche-Posay à la projection du film  Petit paysan de Hubert Charuel suivi d'une discussion avec ASPECT (tarifs habituels du cinéma).

"Petit Paysan", samedi 21 octobre

L'histoire

Pierre, la trentaine, est éleveur de vaches laitières. Sa vie s’organise autour de sa ferme, sa sœur vétérinaire et ses parents dont il a repris l’exploitation. Alors que les premiers cas d’une épidémie se déclarent en France, Pierre découvre que l’une de ses bêtes est infectée. Il ne peut se résoudre à perdre ses vaches. Il n’a rien d’autre et ira jusqu’au bout pour les sauver.

Le réalisateur

Né en 1985, Hubert Charuel grandit dans le milieu de l’élevage laitier. Il décide de prendre une autre voie et sort diplômé de La fémis en production en 2011. Après plusieurs courts-métrages, il réalise son premier long-métrage en 2016, PETIT PAYSAN.

 

Entretien avec le réalisateur

Vous êtes fils de paysans ?
Et mes parents sont tous les deux enfants de paysans. Leur ferme est à Droyes, entre Reims et Nancy, à vingt kilomètres de Saint‑Dizier, la ville la plus proche. Ce qui leur a permis de survivre à la crise laitière, c’est beaucoup de travail, peu d’investissements, peu de nouveaux outils, des emprunts limités. Cela signifie beaucoup d’intelligence et aussi s’user physiquement pour survivre.
Avez-vous pensé reprendre l’exploitation ?
Je connais bien le métier mais je n’ai jamais eu l’ambition de reprendre la ferme. J’y pensais un peu à chaque changement de cycle scolaire et, curieusement, c’est quand j’étais étudiant à La fémis que j’y ai le plus pensé. Je ne me sentais pas dans mon milieu. En 2008, j’ai eu un accident de voiture avec ma mère, j’ai dû la remplacer pendant six mois à la ferme. Six mois d’une discipline hyperrigoureuse pendant lesquels j’étais dans une forme physique et mentale exemplaire ! J’étais bien, je ne me débrouillais pas mal avec les vaches, le contrôleur laitier disait à mes parents : « Celui-là, il faut pas le laisser partir », et j’ai commencé à douter.
Cette « ivresse de la routine », c’est celle que vit Pierre dans le film…
Absolument. Mais j’ai fini par comprendre que si je m’y sentais bien, c’est parce que je savais qu’il y aurait une fin. Je suis fils unique. Ma mère est à la retraite depuis quelques semaines. Je suis donc l’enfant unique qui ne reprend pas la ferme de ses parents, et je tourne d’ailleurs en ce moment un documentaire à ce sujet. Petit Paysan parle de cette énorme contrainte qu’est la vie à la ferme : travailler sept jours sur sept, traire deux fois par jour, toute l’année, toute la vie. Et du rapport aux parents qui sont toujours là, le poids de cet héritage. Les gestes sont hyper-ritualisés, on va traire les vaches comme on va à la prière, le matin, le soir. Etre éleveur laitier, c’est un sacerdoce.

Comment est née l’idée du film ?
La crise de la vache folle m’a beaucoup marqué. Je me revois devant la télé, il y a un sujet sur la maladie, personne ne comprend ce qui se passe, on tue tous les animaux. Et ma mère me dit : « Si ça arrive chez nous, je me suicide ». J’ai dix ans et je me dis que ça peut arriver… Je me souviens de la tension qu’il y avait partout. Comme Pierre le fait avec sa soeur, les paysans appellent souvent leur vétérinaire, ils veulent être rassurés. Et Creutzfeld-Jacob était si particulier que les vétos ne savaient pas quoi dire. On ne savait pas par où passait la contamination, c’était la panique générale. Une paranoïa totale. A La fémis, on avait un exercice de scénario à faire, sous la supervision d’une scénariste américaine, Malia Scotch Marmo. C’est elle qui m’a dit : « Tu tiens quelque chose, tu dois écrire ». Son soutien m’a désinhibé. Après être sorti de l’école, j’ai rencontré Stéphanie Bermann et Alexis Dulguerian de Domino Films, qui ont été convaincus par le synopsis et quelques pages dialoguées écrites avec Claude. C’était parti pour deux ans et demi d’écriture, de 2013 à 2015…
Pierre, c’est vous ?
Le personnage est différent de moi dans ses réactions et la manière dont il parle, mais la vie de Pierre est évidemment celle que j’aurais dû avoir si je n’avais pas décidé de faire du cinéma. Son rapport aux animaux, sa relation avec ses parents nous rapprochent. Le film est tourné chez mes parents, il y a dans l’exploitation de Pierre une trentaine de vaches, comme chez mes parents. Ma mère tient beaucoup à ses vaches : si une vache est malade, et que la soigner coûte très cher, elle le fera. Pierre est comme ça.... Mais c’est aussi une exploitation laitière, et la production est meilleure si on s’occupe bien des animaux. Il y a cette ambivalence : on aime ses animaux, c’est sincère mais on les exploite.
Pourquoi tourner chez vos parents ?
C’était une obligation. Faire le film, c’était ma manière à moi de reprendre l’exploitation. Quand on a commencé à écrire, je n’y pensais pas parce que la ferme était toujours en activité. Mais après la retraite de mon père, ma mère est partie avec ses bêtes dans une autre exploitation. A
partir du moment où on avait cette ferme vide, je me suis dit : « C’est le décor que je connais le mieux ». J’ai fait venir Sébastien Goepfert, mon chef-op, on est tombé d’accord : cette vieille ferme, que mes parents ont retapée eux-mêmes, a un cachet. Bon, ensuite, Sébastien a fait un
peu la tête en voyant l’exigüité de la salle de traite… !

Dans le film, on découvre l’attention portée aux bêtes, mais aussi le contrôle très rigoureux exercé sur les troupeaux…
Ça s’est intensifié avec la traçabilité de la viande, qui, je crois, remonte à la crise de la vache folle. Les contrôles laitiers sont généralement des mesures que demande l’exploitant pour lui permettre de situer la qualité de sa production et qui donnent lieu à un enregistrement administratif. Les vaches ont toutes un numéro d’immatriculation. On en est le propriétaire, mais on ne peut pas faire tout ce qu’on veut d’elles. En faire disparaître une, par exemple. Aller chez les flics pour déclarer une vache que le paysan a en fait mangée, c’est une petite arnaque
qui existe : le paysan fait abattre une vache, la découpe en steaks et va déclarer sa perte pour se la faire rembourser par l’assurance…

 

"Petit Paysan", samedi 21 octobre

>> à consulter le site du cinéma Le Kerlouet et leur page facebook

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Rédigé par Association ASPECT

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Publié le 8 Octobre 2017

Récemment, l'Association Communale de Chasse Agrée (A.C.C.A) a classé le site du projet de ferme-usine en réserve de chasse !

Réserve de chasse et de faune sauvage

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Publié le 27 Septembre 2017

Grosse affluence à notre stand au Village des Alternatives durant tout le week-end !  226 signatures collectées ! Nous étions très heureux de rencontrer nos sympathisants poitevins.

Aspect et les représentants du Collectif  ont eu de nombreux échanges avec le public et distribué tracts et dépliants. Vif intérêt des visiteurs, tous farouchement opposés à ce projet insensé.

Françoise Coutant, la vice-présidente du Conseil Régional et porte-parole de EELV est passée nous voir pour nous assurer de son soutien.

 

 

Le Collectif des opposants était présent à Alternatiba

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Rédigé par Association ASPECT

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Publié le 25 Septembre 2017

En cette belle soirée du 22 septembre, musique, sourires mais vigilance sont au programme pour une réunion voulue festive par ASPECT et le Collectif des opposants à la ferme-usine, qui ont invité sympathisants et élus autour d’un apéritif dînatoire.

Les soutiens sont venus en nombre (environ 200 personnes), des élus aussi : Léonore Moncond'hui et les membres EELV, Cyril Cibert, Pierre Lantier, Nicolas Turquois, Françoise Coutant, s'étant excusée pour son absence...

A noter aussi la présence et le soutien fidèle de Véronique Massonneau. Et un message chaleureux de Périco Legasse, indisponible.

Tous se sont réjouis de la décision du Tribunal Administratif de Poitiers qui a invalidé les 2 permis de construire et l'autorisation d'exploiter, mais restent mobilisés suite à la décision de faire appel, déposée le 17 août dernier par P. Liot et Technique Solaire.

Au cours de la soirée agrémentée de beaux moments musicaux grâce au groupe Les Décalés, ce fut l'occasion de faire un point d’étape sur le dossier de la ferme-usine et de découvrir le film fait par Madeleine et Ambroise sur les luttes paysannes dans la Vienne. La soirée s’est terminée par un échange entre la salle et la presque totalité des représentants du Collectif (Biocoop, UFC et les Amis de la Terre étant retenus à Poitiers par la préparation d'Alternatiba).

Les membres du Collectif des opposants remercient toutes les personnes et structures qui ont contribué à la réussite de cette soirée par leurs dons de terrines, boissons, gâteaux, etc.

 

Importante mobilisation à la  salle des fêtes de  Coussay-les-Bois

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Publié le 20 Septembre 2017

Nos sympathisants sont invités à nous rejoindre dès 18h30 à la salle des fêtes, pour faire le points sur les dernières actualités et aussi nous réjouir de l'annulation par le Tribunal Administratif de Poitiers, des permis de construire et de l'autorisation d'exploiter.

18h30 - apéritif-dînatoire

20h - projection du film "luttes paysannes en Vienne" réalisé par Ambroise et Madeleine

21H - échanges avec le Collectif

Intermèdes musicaux avec Maryline et Marilou - Entrée libre et gratuite

Venez nombreux !

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Et n'oubliez pas de nous retrouver samedi 23 et dimanche 24 au village Alternatiba au parc Blossac, à Poitiers. Entrée libre et gratuite. De très nombreux évènements durant tout le week-end...

>>> Le programme du village des alternatives d'Alternatiba Poitiers est disponible au téléchargement ici

A vos agendas !

 

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Rédigé par Association ASPECT

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Publié le 20 Septembre 2017

 Nous avons échangé lundi soir avec les nombreux  spectateurs venus assister à la projection du documentaire de Pierre Beccu " Regards sur nos assiettes"  qui analyse l’impact  des modes de culture et d’élevage sur la qualité des produits.
Tous, soucieux de la qualité de l'alimentation, mais aussi de l’avenir de l'agriculture et de l'élevage se sont rejoints sur le constat que le consommateur a le pouvoir, par ses choix,, de faire évoluer les choses.     Béatrice Forestier, Dominique Brunet et François Bigot ont aussi fait le point sur le combat contre le projet de la  ferme-usine à Coussay-les-Bois.

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Publié le 15 Septembre 2017

Nous vous invitons le lundi 18 septembre à 20h30 au cinéma les 400 coups à Châtellerault à la projection du film  Regards sur nos assiettes de Pierre Beccu suivi d'un débat avec ASPECT (tarifs habituels du cinéma).

Six étudiants en géographie et ingénierie d’espace rural enquêtent sur l’alimentation. De leur assiette au sol, ils remontent la filière des aliments, étudient les impacts de nos choix de consommateurs et découvrent d’une façon spontanée l’envers de l’assiette.

De la grande surface aux producteurs locaux, les réponses apportées varient sur le fond et sur la forme. Chemin faisant, c’est notre vie à tous qui se dessine dans les gestes et les mots des pionniers de l’agriculture de demain.

Il s’agit d’un documentaire de création qui s’adresse d’une façon responsable et souvent drôle à toutes les générations, et plus particulièrement aux jeunes. Les 6 étudiants proposent une approche qui laisse toute sa place au spectateur, au gré de la curiosité et des rencontres, en participant pleinement au monde à construire.

Le contexte

Tout part d’un atelier réalisé en 2010 par des étudiants en géographie et ingénierie d’espace rural à Annecy (Haute-Savoie, Rhône-Alpes), dans le cadre d’un « projet professionnel ». Ils ont étudié les impacts de notre consommation alimentaire sur tous les aspects de la vie. Cet atelier a évolué vers un documentaire grand public qui a d’abord été diffusé sur France 3 sous le titre “Les Pieds dans le plat” en version 52 minutes.

Le thème de l’alimentation est très présent dans les médias et les productions documentaires. Quelles étaient la place et la légitimité des étudiants vis à vis de cette offre audiovisuelle pléthorique ?

Ici, le support pédagogique change car les jeunes découvrent tout ce qui est lié à l’audiovisuel, la caméra, également d’autres modes de communication comme les sites internet, la télévision. La caméra ouvre l’approche à d’autres formes d’apprentissage. Tout devient plus ludique, que les enfants soient en classe élémentaire ou au lycée.

Les œuvres ou les produits audiovisuels qui traitent de la question de l’alimentation émanent en général de trois catégories :

– le film militant
– le reportage enquête journalistique
– le film institutionnel

Dans « Regards sur nos assiettes », l’approche est radicalement différente. L’enquête est menée par les étudiants et nous montrons des expériences de production et de distribution viables économiquement qui vont dans le sens d’une valorisation globale du territoire et de ses acteurs. Les jeunes ont naturellement trouvé leur légitimité dans la sincérité de leur approche et leur absence de préjugés. Aucune idée n’est imposée, c’est cela qui permet de se faire sa propre opinion. Le métier d’agriculteur peut alors être montré sous tous ses angles : enjeux du mode d’agriculture (biologique, procédé de récolte, élevage). Cette découverte demande une ouverture d’esprit car le spectateur ne se cantonne plus à ce qu’il sait déjà ou croit savoir.

Grâce au côté ludique du support pédagogique, les jeunes font partager leurs connaissances sur de nouvelles méthodes de culture, d’élevage. Ils transmettent aux petits et grands avec leurs propres mots, se les approprient. L’envie d’apprendre est renforcée des deux côtés, ceux qui transmettent (les jeunes) et ceux qui reçoivent (la famille par exemple).

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Publié le 4 Septembre 2017

Le 17 août 2017, le porteur du projet a fait appel du jugement du Tribunal Administratif du 21 juin dernier. Cet entêtement ne nous impressionne pas.
 
Notre mobilisation continue pour un arrêt définitif de ce projet.
 
 
 

 

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Publié le 21 Août 2017

Le 21 juin dernier, le Tribunal Administratif de Poitiers a dit NON à ce projet insensé !

Les opposants se sont réjouis de ce jugement qui, conformément à leurs souhaits, a annulé les 2 permis de construire et l’autorisation d’exploiter.

Cependant, restons vigilants !

Nous vous invitons à trois temps forts tout au long du mois de septembre 2017 :

> Le lundi 18 septembre à 20h30 au cinéma les 400 coups à Châtellerault avec la projection du film  Regards sur nos assiettes de Pierre Beccu suivi d'un débat (tarifs habituels du cinéma).

>>> à consulter : cinéma les 400 coups

> Le vendredi 22 septembre à la salle des fêtes de Coussay-les-Bois pour une soirée festive à partir de 18h30 (échanges, apéritif dînatoire, intermèdes musicaux, projection d’un film...).

> Le week-end du 23 et 24 septembre au Parc de Blossac à Poitiers lors du Village des Alternatives organisé par Alternatiba Poitiers.

>>> à consulter : Alternatiba Poitiers

VENEZ NOMBREUX !

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Publié le 21 Juin 2017

Aujourd'hui 21 juin 2017, Le Tribunal Administratif a fait connaître sa décision :

Les 2 permis de construire ainsi que l’arrêté du Préfet de la Vienne en date du 02 août 2016 autorisant la Scea Les Nauds à exploiter un élevage de 1.200 bovins sur la Commune de Coussay-Les-Bois, sont annulés.

C'est une grande victoire pour Aspect, Le Collectif d'Opposants à la Ferme-Usine, les élus et les citoyens qui se sont mobilisés durant ces 2 dernières années.

Nous continuerons à agir pour une économie alliant l'écologie et le social dans le respect des consommateurs, pour une production qui préserve l'environnement ainsi que les ressources naturelles.

Merci à tous !

 

>> à consulter :

- l'article de France 3

- l'article de La Nouvelle République + un autre article sur les conclusions du Tribunal Administratif

- l'article de France Bleu

 

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