Publié le 9 Janvier 2017

Actuellement, les travaux n'ont pas commencés et nous n'observons pas d'activités sur le terrain.
Nous surveillons le site et nous manifesterons notre opposition si nous constatons un début de travaux.
Pour respecter ses engagements, les prescriptions des permis de construire et l'autorisation d'exploiter, la SCEA Les Nauds doit réaliser une série d'opérations avant de commencer les travaux.
Si nécessaire, nous demanderons à l'inspection des installations classées d'intervenir pour faire respecter la réglementation, les engagements pris et les prescriptions.
 
 

 

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Rédigé par Association ASPECT

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Publié le 30 Décembre 2016

En cette fin d'année, nous reproduisons un article de La Rotative, publié le 20 novembre 2016, qui résume parfaitement la situation :

" Un projet de ferme-usine de 1 200 taurillons devrait bientôt voir le jour sur la commune de Coussay-Les-Bois (Vienne), malgré le refus des communes du canton concerné et une mobilisation importante d’habitants, d’agriculteurs, et d’associations locales aux divers appuis. Le préfet a validé les demandes de permis de construire, ignorant les conclusions alarmantes de l’enquête publique.

Petite histoire du site...

Le site qui doit accueillir ce projet de ferme-usine a une histoire complexe. La commune de Coussay-les-Bois accueillait déjà un centre d’enfouissement controversé, construit par Suez Environnement. Cinq ans après l’ouverture de ce centre, un site de compostage a vu le jour de l’autre côté de la route, à proximité d’une zone protégée.

Ce centre d’enfouissement accueillait entre autres les déchets de l’hôpital de Châtellerault, à une époque où l’utilisation des géo-textiles au fond des casiers d’enfouissement n’était pas encore de vigueur. Les casiers étaient alors simplement recouverts d’argile, avant que les géo-textiles ne soient utilisés pour « empêcher » toute fuite. Aucune vérification d’étanchéité de ces casiers ne peut être envisagée aujourd’hui tant les risques d’échappement de gaz nocifs sont importants. Nous ignorons ce que l’on trouverait alors… Ah, la bonne veille méthode du trou… Ce qu’on ne voit pas n’existe pas… Le centre d’enfouissement de Suez Environnement est encore actif à ce jour.

La plate forme de compostage ouverte par Suez a été vivement critiquée suite à des soucis de logistique, de maintenance et à des dégagements de méthane nauséabonds sur la commune. Différents recours du maire de Coussay-Les-Bois, couplés à l’action de l’association ASPECT, qui a été créée en réaction au projet et pour garder un œil sur les pratiques environnementales des environs, ont conduit à la fermeture du site par la préfète de la Vienne.

Alors laissée à l’abandon, la plateforme a ensuite été échangée par Suez à un certain M. Liot, figure industrielle locale, contre des parcelles de pâturage.

Une zone à risque élevé pour l’eau…

Quoi de mieux pour construire une plateforme de compostage et un site d’enfouissement qu’une zone surplombant une nappe phréatique affleurante (à une profondeur de 5 à 20 mètres seulement), qui alimente le réseau d’eau potable des quelques 3 000 foyers et 5 000 habitants des communes de Lesigny, Mairé et Coussay-Les-Bois ?

Les appareils de mesure disposés sur le site d’enfouissement pour contrôler la qualité de l’eau montrent des valeurs de chlorure au-delà des limites tolérées dans l’eau potable : 700mg/L contre 200mg/L tolérés, chiffres disponibles à la mairie de Coussay. Mais cela reste soi-disant sous contrôle...

Un hydrogéologue commandité par la préfecture a rendu à ce propos des conclusions alarmantes.

Le projet de la SCEA Les Nauds de M. Liot

M. Liot est un agro-industriel local de 78 ans, propriétaire de deux fermes et de trois usines d’aliments de bétail (rachat de déchets de céréales pour en faire des aliments pour élevage). Son nom est connu dans la région aussi pour son usine d’œufs (et d’œufs en tube, hum…) rachetée et gérée à ce jour par ses frères qui l’en auraient exclu.

Suite à l’échange des terres avec Suez, M. Liot a déposé un permis de construire via l’une de ses société, la SCEA Les Nauds, pour un bâtiment agricole pouvant accueillir 1 200 taurillons, une centrale de méthanisation, le tout couplé à une installation photovoltaïque pour produire de l’électricité. M. Liot, produisant des aliments de bétail, pourrait ainsi écouler ses propres produits et aurait conclu des accords avec les agriculteurs locaux, notamment pour les volumes de paille colossaux nécessaires à une ferme-usine de ce type.

Le photovoltaïque, une installation inappropriée mais des aides et avantages non négligeables…

Le photovoltaïque (production d’électricité par panneaux dans le but d’être revendue) est un marché florissant, le prix des panneaux ayant fortement chuté et le prix de rachat de l’électricité étant indexé à la date de dépôt du permis de construire, soit ici en 2014, 0,28 euros du Kw contre environ 0,15 euros à ce jour.

Bingo ! donc pour notre cher industriel qui peut ainsi légitimer l’exploitation photovoltaïque par son activité agricole, condition sine-qua-non pour l’obtention du permis de construire. Petite parenthèse : l’argument selon lequel la production d’énergie solaire contribue à réduire l’émission de gaz à effet de serre est rendu caduque dans ce cas. Couplé à de l’élevage intensif, les sources de pollution sont alors nombreuses (gaz issu du bétail, rejets polluants dans les eaux usées, export et transport du bétail par la route…).

L’Etat encourage les constructions de bâtiments photovoltaïques via des aides, et certaines entreprises proposent même, ici par exemple, de prendre en charge la construction des bâtiments contre les bénéfices engendrés par la production électrique sur une certaine période. L’exploitant agricole devient ensuite propriétaire des locaux sur une vingtaine d’années.

Tout bénef’ pour ce patron qui projette de produire environ 1 500 taurillons par an dans une ferme d’une soi-disant capacité d’accueil de 1 200 taurillons, employant 4 salariés seulement (le nombre de 2 salariés n’étant pas passé dans le projet initial, celui-ci a été revu à 4).

Une centrale de méthanisation

M. Liot et la SCEA Les Nauds projettent également de coupler à ces productions une centrale de méthanisation. Encouragée par le ministre de l’agriculture Stéphane Le Foll, cette pratique a pour but de limiter les impacts de l’élevage sur l’environnement et de produire du biogaz. La méthanisation vise à valoriser les déchets animaux pour en faire un digestat (fumier > digesteur > biogaz et digestat), source d’azote pour les cultures. Pour autant, ce digestat n’est pas du fumier et contient une forme d’azote très lessivable et donc instable si soumis à des pluies.

Le plan d’épandage soumis par la SCEA Les Nauds étant majoritairement sur des céréales (mono-culture majoritaire dans la région), il est clair que cela entrainerait une pollution accrue des nappes et cours d’eau.

Une étude d’impact bidon

C’est notamment pour cette raison que la chambre d’agriculture locale a refusé de réaliser l’étude d’impact nécessaire au dépôt du dossier. Celle-ci a donc été confié à une entreprise privée hors domaine agricole, ce qui y explique le nombre colossal d’erreurs et d’aberrations :

  • place règlementaire par animal non-respectée : 4m2 contre 7 légalement ;
  • taille des couloirs ou des courettes inappropriée pour le passage du tracteur ;
  • absence de bâtiment de mise en quarantaine en cas de maladie ;
  • absence de local type bureau ou vestiaire prévu pour les employés ;
  • aucun logement adjacent pour une alerte incendie ;
  • portions par animal erronées (1kg par jour contre 8kg normalement, mettant en évidence l’incompétence de l’entreprise qui a réalisé l’étude et qui a inversé nourriture et paillage…), etc.

L'enquête publique ouverte début 2016 a clairement mis en lumière ces nombreuses aberrations et bien d’autres, démontrant que les bâtiments et les méthodes envisagées n’étaient pas viables, voire étaient clairement néfastes pour l’environnement, les salariés et les animaux.

Autre exemple, concernant la pollution des eaux déjà menacées par Suez et son site d’enfouissement : la SCEA Les Nauds prévoit un bassin de décantation des eaux usées bien trop petit par rapport au nombre de bêtes. La seule solution envisagée en cas de débordement est un reflux vers les fossés adjacents, toujours proche de la nappe phréatique qui alimente en eau potable les communes alentours… La SIVEER, syndicat des eaux de Vienne, a fait une contribution à l’enquête publique qui insiste sur les risques de pollution quant à la nappe affleurante, déjà soumise à des risques importants par les forages de la station d’enfouissement adjacente.

Des réactions politiques locales ignorées et muselées par la préfète

Deux permis de construire ont été déposés, un pour les bâtiments photovoltaïques par l’entreprise Technique Solaire et un pour l’entreprise de M. Liot, l’activité agricole et la centrale de méthanisation. Ces permis de construire ont été refusés par le maire de Coussay-Les-Bois.

Aussi, 9 communes du canton ont été consultées et tous les conseils municipaux ont voté majoritairement contre le projet, les communes concernées par le plan d’épandage devant légalement donner leur avis.

Suite à ce refus, M. Liot n’a pas baissé les bras et, quel miracle, les permis ont été signés par le sous-préfet de Montmorillon. Deux recours ont été déposés et un commissaire enquêteur a donc été nommé par la préfecture pour doléances.

180 contributions écrites ont été déposées, parmi lesquelles 4 seulement étaient positives — dont celle du vétérinaire de Coussay, perspectives économiques obligent... finie l’image du bon vétérinaire soucieux du bien-être animal —, et donc 176 contributions négatives. La conclusion du commissaire enquêteur a tout de même été positive. Cela n’est pas sans rappeler les méthodes courantes de soi-disant consultations citoyennes sur les projets urbanistico-affairistes de nos chères villes.

Comble de l’ironie, la communauté de commune soutient activement l’association ASPECT, fortement engagée contre la ferme-usine, via la reconduction de sa subvention. Comment les voix des habitants, des communes consultées, des associations locales, des professionnels consultés via des expertises, des syndicats des eaux peuvent-elles être ignorées à ce point, réduites à néant par la préfecture et le sous-préfet, et ce malgré les contributions de l’enquête publique ?

Quelques aberrations du projet de production agricole

Nous avons vu comment la méthanisation promue par M. Le Foll, ministre de l’agriculture, peut être une aberration, de par une application approximative et mal gérée, et conduire à diversifier les sources de pollution (rejet des gaz liés à l’élevage, traitement des eaux usées difficile à ces volumes, pollution des sols suite à une utilisation inappropriée du digestat issu de la méthanisation du fumier).

La viande de taurillon est une viande blanche peu consommée en France, les Français préférant la viande rouge. Le taurillon est un produit qui vise des pays comme le Portugal ou l’Italie qui consomment le bœuf jeune, préférant une viande qui ne saigne que très peu. Sur une exploitation de ce type, 70% de la production part à l’exportation. Pour autant, avec la crise agricole qui sévit en Europe, les italiens réclament de plus en plus de la viande « engraissée en Italie ». Cette exportation est bien entendu source une nouvelle fois de pollution de par le transport et sa rentabilité est à ce jour clairement remise en question.
Toujours la même rengaine, produire de manière intensive en détruisant les terres pour exporter ensuite la production à des milliers de kilomètres...

Enfin, les conditions de vie des animaux sont évidemment déplorables dans ce type de projet, avec le moins possible de main d’œuvre disponible afin de réduire les coûts et un système de production pensé uniquement pour les chiffres, d’autant plus dans ce cas où la rédaction du projet ainsi que l’étude d’impact ont été confiés à une entreprise privée qui ne connaît rien à l’agriculture.

Une importante mobilisation

Les Coussayais, déjà si heureux d’héberger au sein de leur commune les activités d’enfouissement de Suez-Environnement voient naitre, impuissants, un bien sombre projet agricole dirigé par un vieillard en quête de reconnaissance familiale, guidé uniquement par le profit, et ignorant avec mépris les répercussions dévastatrices à long terme sur l’environnement de la production intensive animale.

Habitants, agriculteurs locaux, communes du canton et associations se battent depuis plus de deux ans contre son projet, ignorés de l’autorité de l’Etat en la main de la préfète et du sous-préfet dont les intérêts sont ici illisibles et obscurs.
[...]

D’autres projets de ferme-usine voient le jour un peu partout en France et en Europe. Le projet de Monts (37) a avorté grâce à une importante mobilisation, démontrant clairement que ces luttes ne sont pas vaines et que le pouvoir de nos mobilisations est bien réel."

 

>> Consulter l'article avec les photos ici.

 

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Publié le 13 Décembre 2016

Un décret du 5 décembre 2016, allège les contraintes pour la création de fermes avec un grand nombre d’animaux. Il est signé du premier ministre Manuel Valls, et de la ministre de l’environnement Ségolène Royal. Une telle réforme était attendue par Xavier Beulin, qui l'avait annoncé au dernier congrès de la FNSEA.

Le décret double les capacités d’accueil  pour les élevages de bovins soumis seulement à la procédure d’enregistrement, sans  étude d'impact, ni enquête publique.

L’autorisation n’est nécessaire qu’à partir de 800 animaux. La ferme usine de Coussay-les-Bois reste donc soumise à autorisation. Mais la porte est maintenant ouverte à tous les projets allant jusqu’à 800 bovins. Ainsi, le centre d’engraissement de St-Martial-les-Vieux en Creuse va pouvoir accueillir 800 broutards.  L’autorisation avait été suspendue par le Tribunal Administratif… elle n’est plus nécessaire.

Lire aussi

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Publié le 6 Décembre 2016

Gilles Dubin, un intervenant de notre journée Conférences et débats du 12 novembre dernier, sur le thème "Présentation d'une alternative à l'industrialisation de l'agriculture", fait l'objet d'un reportage réalisé par l'Institut de l'élevage à visionner ici.

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Publié le 26 Novembre 2016

RASSEMBLEMENT A POITIERS CONTRE LA FERME-USINE DE COUSSAY-LES-BOIS

Près de 300 personnes ont apporté leur soutien, ce samedi 26 novembre 2016,  au Collectif d'opposants à la ferme-usine de Coussay-les-Bois.

Le rassemblement a eu lieu place de l'hôtel de ville, puis les opposants se sont dirigés vers les rues du centre ville dans une ambiance festive.Tout au long du parcours des informations, sur les motifs de leur opposition à ce projet de ferme-usine, ont été communiquées aux passants. 

Les opposants ont reçu un bon accueil des habitants qui ont montré un réel intérêt à leur cause...

>> à consulter :

le compte rendu de Claudine Dufour sur le site du Collectif

vidéo de La Nouvelle République

photos et vidéo de Rêve 86

et la vidéo de Points de vue citoyens :

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Publié le 19 Novembre 2016

L'association ASPECT, ainsi que l'ensemble des autres membres du Collectif d'opposants à la ferme-usine de Coussay-les-Bois appelle à un

RASSEMBLEMENT à POITIERS

SAMEDI 26 NOVEMBRE 2016

à 14h30

place de l'Hôtel de ville

Dernière minute :

Nous avons obtenu une audience auprès de la préfète, une  délégation s'y rendra !

Les raisons de ce rassemblement :

Par un arrêté en date du 2 août 2016, la Préfète de la Vienne a autorisé le gérant de la SCEA Les Nauds à exploiter un établissement d'élevage de 1200 bovins en engraissement, avec méthanisation (26,2 T/j), installation de combustion (biogaz), installation de compostage (22 T/j), stockage de 3 500 m3 paille. Pourtant, elle n'ignore pas que cette ferme-usine est contestée :

- par le Maire de Coussay-les-Bois qui a refusé le permis de construire

- par les conseils municipaux des communes voisines

- par la population qui s'est fortement manifestée lors de l'enquête publique

- par diverses associations regroupées dans un collectif

Le maire a déjà engagé une procédure de contestation des permis de construire. L'association ASPECT et des particuliers locaux vont introduire un recours devant le Tribunal Administratif contre l'autorisation d'exploiter.

A l'issue de ce rassemblement, nous souhaitons rencontrer la Préfète afin de lui exprimer les motifs de contestation de cette autorisation d'exploiter.

 

Nous refusons :

- l'autorisation de polluer la nappe phréatique

- le non respect de la décision des élus

- l'impact sur les éleveurs

- la mise en péril de notre santé

- la destruction d'une zone protégée

- l'industrialisation exagérée de l'agriculture

- le stress des animaux confinés

- le soutien à une agriculture qui favorise le dérèglement climatique

 

A prévoir :

- vos pancartes avec vos slogans ou imprimer nos affiches ici

- du bruit : boîte à meuh, cloches, instruments de musique... ou téléchargez sur votre téléphone l'application "boîte à meuh" (android ou iphone)

 

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Publié le 15 Novembre 2016

Cette première action du Collectif d’opposants à la ferme usine de Coussay-les-Bois a réuni plus de 300 personnes.

Parmi le public (très attentif), quelques élus : Véronique Massonneau (Députée du Nord Vienne), M. Tremblais (maire de Lésigny et président de la Communauté de communes), Michel. Favreau (maire de Coussay-les-Bois), 3 conseillers Régionaux : Benoît Biteau, Thierry Perreau, Léonore Moncond’huy. Yannick Tartarin (le 1er adjoint de La Roche-Posay), Bruno Massonneau (le 1er adjoint de Naintré) et une élue de Châtellerault, qui représentait Cyril Cibert.

 

Cette journée de conférences et débats fut très dense.

Dès 10h, présentation de la journée par Gilles Sauvion, adjoint au maire de Coussay, qui a fait le point sur la ferme-usine et parlé de la création du Collectif, dont le but est d’aider l’association Aspect et la Mairie dans leur combat contre ce projet.

Vincent Butruille, président d’Aspect, a annoncé le lancement de la pétition papier du Collectif en invitant le public à la signer. Il a rappelé que le maire a déposé 2 recours au Tribunal Administratif. Aspect va aussi déposer un recours contre l’autorisation d’exploiter. Il a invité le public à nous rejoindre à Poitiers le 26 novembre pour une mobilisation générale.

Dominique Brunet, vice-président d'Aspect et porte-parole du Collectif a remercié de généreux donateurs: Thierry Sacrez pour son excellent pain bio, Biocoop Le Pois Tout Vert, Eric et Mélanie Deshais pour leurs fromages de chèvre...

 

Intervention devant l’estrade de Serge Rivet, qui tient à nous faire part des pressions que l’UFC a subies lors du CODERST auquel l’association participe.

 

Conférences :

Jean-Bernard Teuma, éleveur à Felletin et porte-parole de la Confédération Paysanne de la Creuse (il a travaillé à l’INRA avant d’être éleveur).

Il a débattu sur les raisons du développement des fermes-usines, sur l'opportunisme des subventions pour les énergies renouvelables et la perte du modèle d'agriculture familiale.

Michel Girard, ingénieur agricole a développé l'aberration économique et écologique de ce projet de ferme-usine. Il a fait une estimation du coût global  de ce projet soit autour de 10 millions d'euros.

Conclusion : il ne peut donc y avoir un seul investisseur !

François Bigot, porte-parole du Collectif et président de VGCA nous a parlé des conséquences environnementales sur la qualité de l'eau et les risques de pollution ponctuelle et diffuse, à l'aide d'un diaporama explicite. Pour lui, autoriser l’implantation de cette F.U. à cet endroit est en fait une autorisation de polluer !

Michel Favreau, maire de CLB, souhaite obliger M. Liot, le porteur du projet, à faire des analyses.

Régis Ouvrard, membre de la LPO nous a expliqué les conséquences de la perte de la biodiversité avec la réduction des zones humides, des haies et prairies en précisant que la biodiversité est un moyen de protection des eaux et des sols. Elle filtre l’eau et empêche l’érosion.

Véronique Richez-Lerouge, journaliste et auteure de «La vache qui pleure » a parlé de la qualité de l’alimentation et l'impact sur la santé des consommateurs.Véronique est une spécialiste du lait, elle prône le lait cru, source originelle du monde, comme l’eau. Il faut distinguer les différents laits. Le lait issu de la traite sans intervention est stérile. Le lait cru bio est anti-inflammatoire (étude INRA Clermont -Ferrand) grâce aux bons rapports entre oméga 6 et 3. L’herbe, quand les animaux sont dans les prés, permet de restituer un meilleur taux d’oméga 3.

Gilles Dubin, éleveur bovin dans les Deux-Sèvres nous a présenté une alternative à l'industrialisation, Il nous a fait part de son expérience. Par exemple, il cultive de la luzerne pour ses taurillons. L’engraissement est fait avec des céréales et un ajout de pois (pour l’azote) et d’avoine. Il est autonome car il n’achète rien à l’extérieur.

Dominique Brunet, qui a animé toute la journée, conclut en soulignant que ce type d'élevage est intéressant car il y a un lien direct au sol.

 

>> le compte rendu complet est à consulter et à télécharger (en bas de page) sur le site

de Le Collectif : ici.

 

 

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Publié le 15 Novembre 2016

Une alternative : rencontre avec une éleveuse en mode traditionnel

Sur la commune de Senillé-Saint-Sauveur, on peut admirer de belles vaches à la robe rouge foncé qui broutent dans les prés. La jeune femme qui les élève et qui vend la viande - biologique - sur les marchés du coin s’appelle Béatrice Martin. Elle travaille  avec son mari  sur la ferme DANA.

- Bonjour Béatrice, voici un superbe troupeau, on se croirait en Auvergne ! Quelle est la race de tes vaches ?
Bonjour ! Ce sont des salers. Le berceau de production est dans le Cantal, mais il en existe partout dans le monde.

- Pourquoi avoir choisi cette race et quelles sont ses particularités ?
 Pour plusieurs raisons : sa rusticité, sa facilité de vêlage,  son comportement docile, sa production laitière pour nourrir les veaux le plus longtemps possible...   
Ce ne sont pas des bêtes de course, en termes de conformation demandée par l’agro-industrie, car leur génétique n’a pas pu développer la masse de viande. Par contre, ce sont des animaux qui se contentent facilement de l’herbe et d’un terrain escarpé. Les vaches valorisent bien leur nourriture et vont faire de la viande persillée, c’est-à-dire que les muscles vont se former tranquillement, avec des filets de gras à l’intérieur rendant la viande goûteuse.

- Quelle est la taille du cheptel ?
21 vaches et leurs veaux, 1 taureau et 3 génisses pour le renouvellement. Ce nombre est adapté à la capacité de la ferme à fournir son aliment. Nous n'élevons pas plus que ce que nous pouvons nourrir.

- Sont-elles  nourries  exclusivement à l’herbe ?
Elles sont nourries principalement avec de l'herbe fraîche au pré au printemps et à l'automne. En hiver, avec du foin et de l’enrubannage, ainsi qu’un complément de céréales produites sur la ferme.

- Combien de temps le veau reste-il avec sa mère ?
Entre 6 et 7 mois et demi,  pour les veaux vendus pour la viande et 10 mois pour les futures génisses, afin de développer  l'esprit maternel.

 

- Le fourrage est-il produit sur la ferme ?
Oui, en année normale, sauf cette année où l'excès d'eau en juin et la sécheresse depuis juillet nous amènent à compenser le manque de production d'herbe par l'achat de foin chez un agriculteur bio voisin.

- Passent- elles l’hiver à l’étable ?
En règle générale, nous  préférons voir les animaux dehors, mais parfois (selon la pluviométrie) nous devons les rentrer, pour éviter un piétinement des pâtures et pouvoir ainsi les sortir dès mars. Une parcelle au pied des bâtiments est sacrifiée pour permettre aux vaches qui doivent mettre bas d'être constamment dehors. En effet, les vêlages se passent beaucoup mieux et sans aide humaine quand cela se produit à l’extérieur.

- Pourquoi avoir choisi le mode d’élevage traditionnel en prairie, plutôt que la stabulation ?
Je pars du principe que des vaches mangent de l'herbe avant tout, et elles sont plus à leur aise dehors. Sans compter que lorsqu’elles sont en bâtiment, cela multiplie le temps de travail de l’éleveur : il faut faire des stocks importants de foin, donner de l’alimentation matin et soir, pailler, sortir le fumier, surveiller les diarrhées des veaux qui sont plus fréquentes, et aussi  les  infections pulmonaires, etc.

- Si, malgré tout, tes bêtes sont malades, comment les soignes-tu ?
Elles ne sont pas souvent malades, car je travaille sur le préventif, avec des cures de magnésium à chaque changement d'alimentation. En bâtiment, j'utilise des huiles essentielles que je dépose en différents endroits pour inhalation. Chaque animal, selon son besoin, va vers telle ou telle huile. Je dépose régulièrement dans la case à veaux de l'argile qu'ils consomment quand ils en ont envie. Cela évite les diarrhées et protège les parois intestinales des parasites. Pour des soins curatifs, je contacte un vétérinaire.

- Donc, tu n’as pas recours aux antibiotiques ?
Dans certaines situations où l’animal est en danger, sous avis du vétérinaire, je peux être amenée à donner des antibiotiques. Depuis 2014, cela m’est arrivé une seule fois, sur un animal blessé. Dans ce cas, il est isolé et la viande ne peut être vendue qu’après un  délai deux fois supérieur à la durée notifiée du produit antibiotique utilisé.

- Peux-tu nous expliquer ce que  signifie le « chargement » ?
C'est le nombre d'animaux ramené à la surface fourragère, soit chez moi 35 ha pour 27 animaux, c'est-à-dire un chargement de 1,3 UGB/ha.

- Quel est le circuit de la viande ?
Les veaux naissent sur la ferme,  ensuite je les emmène à l'abattoir de Montmorillon une demi-heure avant l'abattage. Je récupère la carcasse pour aller à Adriers, dans un atelier de découpe que nous avons construit avec d'autres éleveurs. Nous travaillons avec un boucher pour la découpe. La viande est mise sous vide et transportée en remorque réfrigérée à la ferme. Je la vends  sur les marchés de Saint-Sauveur et Targé, mais aussi dans un magasin de producteurs à Saint-Gervais.

- La production est labellisée Bio. Quel est le cahier des charges ?
Une liste importante de choses à ne pas faire ! On peut retenir néanmoins que la phase finale d’engraissement du cheptel bovin pour la production de viande peut se réaliser en bâtiment, mais ne peut excéder 1/5e de la vie d’élevage de l’animal, et en tout état de cause, un maximum de 3 mois consécutifs.
Pour être en agriculture biologique, il faut s’affilier à un organisme de contrôle (en l’occurrence pour nous « Qualité France ») qui réalise 2 à 3 contrôles par an, dont un  inopiné. Nous devons assurer le coût du contrôle qui s’élève sur notre ferme à plus de 800€.

- Est-ce que le projet de ferme-usine de Coussay-les-Bois t’inquiète ?
Oui,  sous plusieurs aspects :
> conception du métier : produire pour produire en considérant l'animal comme du minerai et soustraire à l'éleveur toute la fonction relation homme/animal.
> transformation des animaux : les animaux sont réduits à ingurgiter de l'aliment comme des monogastriques (porcs)  sans respect du métabolisme et de leurs conditions de vie.
> qualité de l'aliment : la viande provient d’animaux  à croissance rapide, destinés à être abattus, et elle est ensuite transportée hors de nos frontières.
> impact sur le marché : viande proposée à bas prix déstabilisant les revenus des paysans.

Propos recueillis par Claudine Dufour
Photos de Philippe Martin

 

Une alternative : rencontre avec une éleveuse en mode traditionnel

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Publié le 4 Novembre 2016

Le Collectif des opposants à la ferme-usine de Coussay-les-Bois organise une journée de conférences et débats :

le samedi 12 novembre 2016

de 10h à 17h

à la salle des fêtes de Coussay-les-Bois

petite restauration et aire de pique-nique sur place

 

Au programme

10 h - Accueil 

Gilles Sauvion, Mairie de Coussay-les-Bois + Vincent Butruille, Président Aspect + Dominique Brunet, Porte-parole du Collectif

> Pourquoi voit-on se développer les fermes-usines dans nos campagnes ?

Opportunisme des subventions pour les énergies renouvelables. Perte du modèle d’agriculture familiale.

Jean-Bernard Teuma, éleveur et porte-parole de la Confédération Paysanne de la Creuse

> Aberration économique et écologique de ce projet de ferme-usine

Michel Girard, ingénieur agricole

12 h - Pause déjeuner. Apéritif

Marché paysan pour restauration sur place ou emportez votre pique-nique

Reprise à 14 h 

> Conséquences économiques et sociales de ce modèle sur la ruralité

Jean-Bernard Teuma, éleveur et porte-parole de la Confédération Paysanne de la Creuse

> Conséquences environnementales

Qualité de l’eau pour le site de Coussay-les-Bois. Risque de pollution ponctuelle et de pollution diffuse (plan d’épandage). Hydrogéologie : nappe phréatique et captage d’Alimentation en Eau Potable.

Diaporama commenté par François Bigot, porte-parole du Collectif

> Qualité de l’alimentation, la santé

Perte de contrôle sur la qualité de la viande. Risques sanitaires liés au confinement. Impact sur la santé des consommateurs.

Véronique Richez Lerouge, auteure du livre « La vache qui pleure »

> Perte de la biodiversité 

Réduction des zones humides, haies, prairies.

Régis Ouvrard, Vice président LPO Viennne

> Une alternative à l’industrialisation

Gilles Dubin, éleveur de bovins viande à Mauléon (79)

16 h 45 - Clôture de la journée

Dominique Brunet, Porte-parole du Collectif + Michel Favreau, Maire de Coussay-les-Bois

 

>> retrouvez le dépliant de présentation de cette journée sur le site de Le Collectif ici

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Publié le 28 Octobre 2016

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