Chacun sait l'importance des zones humides pour préserver l'équilibre des sols et la biodiversité.
C'est pourquoi l'association ASPECT a organisé la visite d'une prairie humide pour les membres de son Conseil d'Administration.
Cette parcelle est attachée à la ferme de son co-président Dominique Brunet.
Lors de la visite, celui-ci a relaté l'historique de cette zone humide, située en bordure de la Luire et réhabilitée en 2023 par le SYAGC avec gestion du CEN ( Conservatoire des Espaces Naturels de NA).
Après la journée nationale du 7 octobre dernier organisée par leCollectif RAFU pour demander la mise en place d'un moratoire, aujourd'hui, 20 novembre 2023, c'est Greenpeace France qui se mobilise dans de nombreuses villes pour dire STOP aux fermes-usines.
Des actions simultanées dans toute la France et devant le ministère de l’Agriculture
"Des centaines de militants et militantes sont également mobilisées devant 22 autres préfectures, avec le même dispositif . A Paris, des activistes de Greenpeace ont simulé une ferme-usine et déversé du lisier devant l’entrée du ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire pour exiger la mise en place d’un moratoire national sur tous les nouveaux projets de création ou d’extension de fermes-usines en France.
Les citoyennes et citoyens peuvent aussi faire entendre leurs voix en signant une pétition lancée par Greenpeace et rassemblant déjà plus de 150 000 personnes".
L’élevage industriel comme un fléau aux multiples conséquences négatives :
"Les fermes-usines ont de multiples conséquences négatives : émissions de gaz à effet de serre, pollution de l’eau par les nitrates qui favorisent par exemple la prolifération d’algues vertes, pollution de l’air par les émissions d’ammoniac, risques sanitaires pour les riverains et les animaux, perte d’autonomie des éleveurs et éleveuses… . Face à la crise environnementale et climatique, le secteur de l’élevage doit faire l’objet d’une profonde transformation, qui commence par la mise en place d’un moratoire national sur tous les nouveaux projets de construction ou d’extension de fermes-usines en France. Cette refonte est nécessaire pour déployer et soutenir d’autres modèles d’élevage sur le territoire qui existent déjà : des élevages écologiques et paysans, adaptés aux territoires, qui respectent les limites planétaires, basés sur les pratiques de l’agroécologie et qui permettent l’autonomie des éleveurs" (communiqué Greenpeace).
ASPECT et les 14 structures du Collectif d'opposants, qui se battent sans relâche depuis 10 ans contre la ferme-usine de Coussay-les-Bois, se félicitent de ces mobilisations nationales et espèrent ENFIN une prise de conscience des services de l'Etat !
>article de la nouvelle république du 20 novembre 2023
Le 15 septembre 2023 les travaux de construction de l'usine à taurillons pouvaient réglementairement reprendre. Les bâtiments photovoltaïques construits par la société Technique Solaire sont terminés, mais les aménagements intérieurs par la SCEA Les Nauds avancent maintenant lentement. La réserve incendie n'est pas construite.
Les travaux pour la méthanisation, le compostage, le stockage de la paille et du fumier, n'ont pas commencé. Ils devaient être construits simultanément à la construction des bâtiments d'élevage, et durer 7 mois.
Une société spécialisée a entrepris le curage du bassin, mais après le pompage d'un tiers de la surface les travaux ont été interrompus. Pourquoi ?
Maintenant, avec l'arrivée des pluies, le bassin de 2500 m2 est de nouveau rempli, avec des baleines (la poche se soulève), montrant qu'il est en mauvais état.
Cela n'a pas empêché Pierre Liot d'agiter le chiffon rouge en annonçant l'arrivée des taurillons la seconde semaine d'octobre. Les bovins ne sont pas arrivés, mais l'entassement d'environ 500 tonnes de paille sur la plateforme montre son empressement à commencer l'exploitation, alors que les travaux ne sont pas terminés.
Bien que le permis de construire a été accordé en prévoyant un raccordement au réseau d'eau potable alimentant le site d'enfouissement limitrophe (ex SITA), la SCEA vient de poser une canalisation depuis la route départementale jusqu'aux bâtiments d'élevage !
Encore une action montrant que le permis de construire n'est pas respecté. Nous avons saisi la préfecture à ce sujet.
Une belle journée de manifestation à Châtellerault en ce 7 octobre 2023, journée nationale de résistances contre les fermes-usines organisée par le collectif #RAFU .
Entre 130 et 140 personnes se sont mobilisées ce matin à l’appel de l’association ASPECT
qui luttent contre la construction de la ferme-usine des 1200 taurillons à Coussay-les-Bois.
Des casquettes et des masques à l’effigie de vaches, de magnifiques banderoles et pancartes, des crécelles, des slogans, des chants, des casserolades, bref du RAFU tout au long des 3 heures de déambulation sur les marchés de la ville et devant la mairie.
Mais aussi prises de paroles, distributions de flyers et échanges avec les habitants sur la nécessité de la mise en place d’un moratoire.
Notre mobilisation s’est terminée devant la sous-préfecture avec de nouvelles prises de paroles et accrochage d’assiettes en carton sur lesquelles chacun a énoncé ses vœux en matière d’alimentation et de respect des animaux.
Pour continuer sa lutte locale contre cette usine d''engraissement à taurillons
et à la fois participer à cette journée nationale du Collectif RAFU (Résistances Aux Fermes-Usines)
ASPECT ORGANISE UNE MANIFESTATION JOYEUSE
ET SURTOUT BRUYANTE SAMEDI PROCHAIN
le 7 Octobre 2023 A CHATELLERAULT.
10H Tours de la Manu
Venez avec vos instruments musicaux et sonores
On vous attend NOMBREUSES ET NOMBREUX pour exiger et obtenir un moratoire sur ces entreprises d'agrobusiness.
Il faut inventer ensemble un nouveau modèle agricole et de production de biens alimentaires de qualité.
OUI à l'agriculture paysanne, NON à l'agro-industrie et l'agriculture productiviste.
Les membres du Collectif d’opposants à l’usine d’engraissement des 1200 taurillons étaient présents ce matin 2 octobre 2023, pour signifier une nouvelle fois aux services de l’État, une irrégularité dans les travaux de construction.
Cette fois, Il s’agit de la pose d’une canalisation pour l’alimentation en eau non conforme au permis de construire.
L’usine à taurillons aura besoin d’un volume important d’eau potable (18.000 m3 par an), alors que le site est éloigné du réseau public.
Le projet de pose d’une canalisation sur une grande longueur a motivé l’annulation des permis de construire par le Tribunal Administratif de Poitiers en juin 2017. « Le permis de construire ne pouvait être délivré sans méconnaître les dispositions précitées des articles R. 111-2 et R. 111-8 du code de l’urbanisme »
Un permis modificatif a été obtenu en septembre 2019 en présentant une solution d’alimentation sans pose d’une canalisation, grâce au branchement sur le réseau du site d’enfouissement limitrophe.
La Cour Administrative d’Appel de Bordeaux a jugé que cette disposition permettait de régulariser le permis de construire. La demande de permis modificatif, déposée par la société Technique Solaire en décembre 2022, maintient ce raccordement..
Et pourtant, depuis le 25 septembre 2023, la SCEA les Nauds a lancé les travaux de pose d’une canalisation depuis la route départementale D275 jusqu’à l’usine.
Une nouvelle fois le permis de construire n’est pas respecté. La SCEA se joue de la justice et de l’administration. L’usine à taurillons se construit au mépris de la réglementation, des autorisations et des engagements pris.
Nous avons tout à craindre des conditions dans lesquelles sera conduit l’engraissement de 1500 taurillons par an, la méthanisation de 7500 tonnes de fumier, le compostage, l’épandage.
Pour la SCEA Les Nauds, tout est permis. Elle a fait du site des Paturelles une zone de non-droit. Elle pratique la politique du fait accompli.
Nous attendons des services de l’État qu’ils interviennent pour faire respecter les Permis de Construire et les autorisations qu’ils ont signés.
Dans la presse :
> l'article de La Nouvelle République du 02 octobre 2023
Dimanche 20 août au matin, c’est sous un soleil de plomb que 800 cyclistes, répartis en 4 pelletons se sont élancés au départ de Migné-Auxances, pour la 3eme étape du déjà célèbre Convoi de l’eau vers la ferme-usine des 1200 taurillons !
Aux alentours de 18 heures, ce sont 1000 personnes qui délaissent les vélos pour se diriger à pied, au son de la Fanfare Invisible venu les soutenir, vers le site de l’usine à taurillons afin de constater l’énormité du chantier en cours sur cette zone humide sensée être protégée.
La Maire de Coussay-les-Bois, les présidents d’ASPECT et le porte-parole du Collectif d’opposants disent leur colère de voir la ferme-usine se construire sous leur nez et annoncent que l’association ASPECT a rejoint la coordination nationale contre les fermes usines (RAFUS) pour mutualiser les actions dans le but de stopper les ravages de cette production animale industrielle.
Puis, c’est autour du porte-parole des Bassines Non Merci de rappeler la convergence des luttes pour la préservation et le juste partage de l’eau.
Sidérés par autant d’atteinte à la biodiversité et de destruction du vivant, les militants repartent en scandant :
« Pas de bassines ni de fermes-usines, c’est tous·tes ensemble qu’il faut lutter ...»
Et promettent de revenir !
Un peu plus tard, c’est un joyeux convoi de 3 kms de long composé de cyclistes et de tracteurs qui traverse Coussay-les-Bois et arrive à la salle polyvalente sous les applaudissements des nombreuses personnes venues les accueillir :
Grand moment d’émotion et d’admiration devant le courage de ces citoyens qui s’engagent pour la protection de ce bien commun qu’est l’eau.
Bal trad’ avec Les Cueilleurs de Sons et repas militant à prix libre avant d’assister à la diffusion du film d’O. Dickinson « Bienveillance paysanne » suivi par une table ronde sur L'élevage paysan, une voie de résistance face à l’élevage industriel,avec Stéphane Gallais, référent national de la commission élevage de la Confédération Paysanne.
Nos chaleureux remerciements à la centaine de bénévoles et à l’équipe installation du Convoi qui ont tout donné pendant la journée pour offrir un campement digne de ce nom aux valeureux cyclistes. Mais aussi sincères remerciements aux élu(e)s de Coussay-les-Bois pour leur aide et soutien.
Cette belle soirée d’été continue dans la nuit avec la conviction qu’une perception des enjeux climatiques prend forme dans l’esprit de nombreux citoyens.
Lundi matin, selon une organisation exemplaire, et déjà sous un soleil ardent, le convoi reprend la route en chantant avec la conviction que leur démarche participera à sensibiliser la population sur les problématiques de l’eau.
Direction Dolus-le-Sec en Indre et Loire, étape 4 avant Orléans !
Un tel soutien à notre lutte nous re-motive comme jamais !
> l'article de France 3 Poitou-Charentes et un montage de l'ensemble des reportages sur le convoi de l'eau en Poitou-Charentes (pour l'étape à Coussay-les-Bois, c'est autour de la 11 min).
> l'article des Journalistes-écrivains pour la Nature et l'Ecologie (JNE) du 24 août 2023.
Ce convoi familial et convivial de plusieurs centaines de vélos et plusieurs dizaines de tracteurs, remontera les cours d’eau, de Sainte-Soline (lieu emblématique de la lutte contre les méga-bassines) à Orléans (lieu de décision et de financement avec l’agence de l’eau Loire -Bretagne). Avec un final surprise à Paris.
Et c’est tout naturellement qu’une étape à Coussay-les-Bois s’est imposée dans la continuité de notre lutte pour la préservation de l’eau et contre le modèle agro-industriel d’engraissement de bovins contre lequel nous nous battons depuis 8 ans maintenant.
L’aggravation du climat, l’état des nappes et la sécheresse sont la conséquence des usages qu’on a fait de l‘eau depuis longtemps.
Ce convoi, dont l’accueil est rendu possible grâce à la commune de Coussay-les-Bois, sera l’occasion de reprendre le dialogue sur ces questions de politique de l’eau mais aussi d’exiger l’arrêt immédiat des chantiers en cours comme celui de l’usine à taurillons avec la mise en place d’un moratoire sur ces projets destructeurs du vivant.
Cette étape commencera par un arrêt devant le site de la ferme-usine des 1200 taurillons pour constater l’énormité du chantier en cours avec :
- Prises de parole et conférence presse
Le convoi se dirigera ensuite vers la salle polyvalente de Coussay-les-Bois pour un bivouac pour la nuit. Temps forts de la soirée :
- Moments musicaux avec les cueilleurs de sons
- Cantine militante, chacun donne selon ses possibilités
- Projection du film Bienveillance paysannedu réalisateur d'Olivier Dickinsonsuivie d'une table ronde sur :
L'élevage paysan, une voie de résistance face à l’élevage industriel
Sans oublier la rencontre entre les participants du convoi et les habitants pour des échanges conviviaux et chaleureux.
Venons nombreuses et nombreux à partir de 15H30 accueillir les cyclistes et tracteurs à l’arrivée de leur 3eme étape.
Ce moment, relayé par les médias, doit faire date dans notre lutte contre l’usine à taurillons !
ASPECT et le Collectif des opposants à l’usine des 1200 taurillons